03/11/2005

*°-<--- Au Coin Du Feu ... <---°*

 

Au coin du feu …

 

Une soirée au coin du feu, seuls, que tous les deux.

Nos corps reposants sur le grand tapis de laine,

La douceur entourant le crépitement merveilleux.

Chant des flammes comme un poème de Verlaine.

Ta tête posée sur mon ventre tu me regardes,

Tes yeux scintillent comme les premières étoiles,

Ta main caresse ma peau mais tu n'y prends garde,

Tes baisers frémissants posent comme sur une toile.

La nuit enveloppe nos corps nus où seul brille le feu.

L'hiver est là qui tapisse de son grand manteau blanc …

 

La tempête en dehors enrage de nous voir si heureux.

Notre nid d'amour nous abrite de la colère du vent.

Tu fermes tes jolis yeux sur le rêve présent, tu souris

Et je caresse ta bouche encore chaude de mes baisers.

Tes cheveux s'entremêlent dans mes doigts si soumis

À ta beauté, la douceur de ta peau, frémissement léger …

 

Un volet claque ! Tu te serres à mon bras. Je suis là !

Une bûche s'effondre dans l'âtre. Le feu se repose,

Ta peau frissonne, je la caresse, l'amour ne fuit pas.

Le vent frappe à la porte, il chante comme une prose.

L'amour s'inonde en nous et nos corps le chantent.

Ton cœur bat la chamade et pense ses désirs,

Ceux que tu m'offres à la seconde sur ton joli ventre,

Pour y venir mourir et toujours répondre à tes plaisirs …

 

 

Le vent se calme. L'hiver nous observe et se repose.

La neige a cessé de tomber et apaise la sainte nuit.

Tes bras m'enlacent dans un soupir, ta bouche se pose,

Ton corps se mêle encore au mien sans aucun ennui.

Plus rien autour de nous ne bouge, figé par l'instant.

Nos lèvres se cherchent et s'unissent comme l'aveu.

Seul l'amour commande nos corps et dirige le temps.

Même nos esprits échappent à toute réalité du sérieux.

Nos corps s'unissent en un seul et ne font plus qu'un,

Mêlés aux fièvres qui les harcèlent dans tous tes cris,

Poussant encore l'espoir d'aller beaucoup plus loin,

Laissant nos corps transpirants témoins de cette envie.

 

Les heures passent et le temps s'arrête encore en nous.

L'amour n'a pas dit son dernier mot et le jour se lève.

Nous nous désirons toujours, nos corps sont aussi fous.

L'approche de l'aube nous laisse indifférents aux rêves.

L'heure n'a d'importance que pour ceux qui s'ennuient,

Pour les amoureux le temps ne passe pas, il se vit si fort !

La seconde est d'importance comme l'est toujours la vie,

Même s'il ne faut pas oublier qu'il faut s'aimer d'abord.

 

© Guy Ruellot

 

 

15:04 Écrit par POussi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

Merci pour ce superbe texte sur mon blog , vraiment merci...

Écrit par : Annick | 03/11/2005

C'est vrai que quand l'hiver arrive, les soirées bien au chaud dans son petit univers douillet, on apprécie... merci pour ton commentaire... dis, je vois 12999 juste en-dessous de cette fenêtre : ça signifie donc que je suis la 13 millième visite de ton blog ? Heureusement que je suis pas superstitieuse !!! Doux bisou à toi... bonne soirée...

Écrit par : Béa | 03/11/2005

Devant l'âtre, mais pas trop près, ou suffisamment loin, tout dépend comment on voit les choses, que pour éviter d'être léché par les flammes. Il ne manque qu'une seule chose à ce tableau: la musique. Pour une telle envolée, il faudrait un opéra, seul capable de sublimer ces instants d'éternité.
Quelle est la date de ton anniversaire?
Bonne soirée, bisous doux

Écrit par : Kardream | 03/11/2005

1° ... Visite dans ta bulle ... Ambiance chaude et sensuelle ... J'mmmmm ... merci pour ton com sur le mien ... Je te mets dans mes liens ... A bientôt ...

Écrit par : Marc | 03/11/2005

autour de l'âtre... Les coeurs brûlent comme les flammes dans l'âtre, l'hiver dehors ne fait qu'augmenter la satisfaction de bien être dedans.Douce nuit que celle passée au coin du feu dans des bras acceuillants.L'on voudrait que ces moments qui semblent hors du temps, durent toujours or ils se consument comme les bûches dans l'âtre, témoin flamboyant du spectacle des corps.Combien de destins n'ont-ils pas été changés pour
une nuit au coin du feu, dans la symbiose charnelle.
A bientôt petite poussière.

Écrit par : Banur | 04/11/2005

Merci de m'avoir répondu. J'avais le sentiment que tu étais d'un signe de terre et tu me l'as confirmé. 1983, c'était une belle année! Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour y être encore! Les joies de la petite enfance et l'insouciance de cette époque me manquent, mais chaque époque a ses charmes.
Bonne journée et bisous doux

Écrit par : Kardream | 04/11/2005

c'est fou que les mots te sortent comme ça et c'est toujours si beau et si touchant!
Bon week-end!

Écrit par : Annick | 04/11/2005

Ce qui m'a permis de sentir que tu es d'un signe de terre? Je trouve que sous la légereté de tes mots se cache une profondeur, un rattachement à la terre. Je n'y connais pas grand-chose non plus en astrologie, mais cela m'a semblé évident.
J'apprécie énormément ce que Banur écrit et si mon post rejoint le sien, c'est que nous partageons les mêmes idées.
Bonne soirée et bisous doux

Écrit par : Kardream | 04/11/2005

!!! Un même prénom... le même signe astrologique... avec "juste quelques" années d'écart... je te souhaite une excellente soirée... doux bisous à toi...

Écrit par : Béa | 04/11/2005

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